La dernière fois, il a choisi son support TV plutôt que la femme qu’il aimait. Aujourd’hui, il est sur la côte égéenne avec la seule chose en laquelle il a encore confiance. Les jours se confondent. La piscine, la chaleur de l’après-midi, une maison silencieuse où rien ne se passe. Ça lui convient. Puis il rencontre quelqu’un. Tomber amoureux d’elle prend à peu près le temps qu’il faut à un avion en papier pour traverser une plage. Cette fois, il a de nouveau le choix. Dear Maria, deuxième partie. Tourné en 16 mm par Finn Christian Peper.

En quête de tranquillité, il laisse derrière lui la vie qu’il a connue. Loin de la ville, il entre dans un monde où le temps semble suspendu. Un lieu pour réfléchir au passé, réinventer l’avenir et devenir quelqu’un d’autre. Mais on se transforme rarement seul. À la recherche d’une nouvelle vie, il noue un lien avec un autre être. Ce qui commence par une rencontre inattendue devient le désir de s’accrocher, d’appartenir, de croire en quelque chose de plus grand que lui. Peut-être sommes-nous attirés par les personnes et les objets pour la même raison : le besoin de donner un sens aux choses, de les faire nôtres. Certaines choses deviennent des objets de désir. D’autres, le désir lui-même. Mais le désir est rarement partagé à parts égales. Parfois, en laissant le passé derrière nous, nous découvrons qu’il nous a suivis depuis le début. Au bout du compte, il se retrouve avec ce qu’il était venu chercher, quoique peut-être pas de la manière qu’il avait imaginée.